La dentisterie moderne a connu des avancées considérables.
Aujourd’hui, les dentistes et les hygiénistes disposent de techniques avancées telles que les tests salivaires, les lasers, l’air polishing et les protocoles de maintenance implantaire.
Nous mesurons mieux que jamais.
Nous traitons de manière plus ciblée que jamais.
Et pourtant, un facteur essentiel reste souvent sous-estimé :
ce qui se passe entre les consultations.
La réalité en pratique
Lors d’une consultation, de nombreuses actions sont réalisées :
- le biofilm est éliminé professionnellement (air polishing, détartrage)
- les inflammations sont traitées (laser, désinfection)
- les risques sont évalués
- les implants sont contrôlés et entretenus
Toutes ces étapes sont essentielles.
Elles constituent la base de soins bucco-dentaires de qualité.
Mais elles ont un point commun :
ce sont des interventions ponctuelles.
L’angle mort : le biofilm revient chaque jour
Après un nettoyage professionnel, la situation est optimale.
Mais cet effet est temporaire.
Scientifiquement, on sait que :
- le biofilm commence à se reformer en quelques heures [8]
- l’activité bactérienne est continue
- les processus inflammatoires peuvent redémarrer entre les consultations
Même chez des patients très consciencieux.
- Le brossage seul n’élimine qu’une partie du biofilm [9]
- Les zones difficiles d’accès restent souvent actives
Mesurer n’est pas comprendre
La dentisterie a fortement évolué en matière de diagnostic.
Mais en pratique, nous mesurons souvent :
ce qui est visible
Et ce qui est visible :
est souvent déjà trop tard
L’inflammation et l’activité bactérienne débutent bien avant d’être cliniquement détectables [8].
Autrement dit :
mesurer reste essentiel, mais sans contrôle quotidien, l’évolution ne change pas.
Une approche actuelle performante, mais incomplète
La dentisterie aujourd’hui :
- excelle dans le diagnostic
- est très efficace dans le traitement
Mais :
le contrôle quotidien entre les consultations reste le plus grand défi
Non pas parce que les soins sont insuffisants,
mais parce que le système n’a historiquement pas été conçu pour cela
et qu’il n’existait jusqu’à récemment aucune solution pour contrôler le biofilm au quotidien entre les consultations
Des technologies isolées vers une approche intégrée
Ce que l’on oublie souvent, c’est que les technologies utilisées aujourd’hui ne sont pas nouvelles en soi.
Les quatre mécanismes d’action combinés dans Lumoral ont chacun été largement étudiés :
Lumière bleue antibactérienne (405 nm)
- action antibactérienne directe via activation des porphyrines
- effet sélectif sur les bactéries pathogènes
- sans recours aux antibiotiques
documenté dans la littérature scientifique [1][2]
Thérapie photodynamique (avec indocyanine verte)
- production d’espèces réactives de l’oxygène (ROS)
- inactivation ciblée des bactéries
- utilisée en parodontologie
les revues systématiques montrent une réduction de l’inflammation et des bactéries, avec des résultats variables [3][4]
Effet photothermique
- élévation locale de la température
- augmentation de la sensibilité bactérienne
- perturbation du biofilm
décrit comme un mécanisme complémentaire [5]
Photobiomodulation
- stimulation de l’activité cellulaire
- soutien de la cicatrisation
- modulation de l’inflammation
bien documentée en médecine et en dentisterie [6]
Important :
la photobiomodulation agit généralement dans une plage de 600 à 1000 nm [7]
la longueur d’onde proche infrarouge utilisée par Lumoral (±810 nm) se situe dans la même plage que celle utilisée en pratique clinique
Pourquoi les résultats varient
- ces technologies sont généralement utilisées séparément
- souvent en interventions uniques ou limitées
- sans suivi entre les consultations
Cela explique :
- des résultats positifs à court terme
- mais moins constants à long terme [3]
Le facteur manquant : combinaison et répétition
- la combinaison de ces mécanismes
- et surtout leur application régulière
alors que le biofilm est un processus continu [8]
La logique de Lumoral
Lumoral repose sur ce constat et combine :
- lumière bleue antibactérienne
- thérapie photodynamique
- effet photothermique
- photobiomodulation
dans un seul système, utilisable régulièrement à domicile
De la théorie à la pratique
Les thérapies classiques :
- sont efficaces en cabinet
- mais limitées dans le temps
Cette approche permet :
une application répétée et cohérente des mêmes mécanismes
Le chaînon manquant : la thérapie à domicile
Une nouvelle évolution se dessine en santé bucco-dentaire :
le soutien entre les consultations
Une approche qui :
- peut être utilisée régulièrement
- réduit l’activité bactérienne
- atteint les zones difficiles
- est adaptée à une utilisation prolongée
Du diagnostic au contrôle
- traitement professionnel en cabinet
- compréhension et suivi
- soutien continu à domicile
C’est ainsi qu’un modèle complet peut émerger
Conclusion
La vraie question est :
comment maintenir les résultats entre les consultations ?
C’est là que se situe le défi.
Extra : le rôle de la détection précoce
Les nouvelles technologies permettent de détecter les risques plus tôt, avant leur apparition clinique.
Références:
[1] Soukos NS, Goodson JM. Photodynamic therapy in the control of oral biofilms. Periodontology 2000. DOI: 10.1111/j.1600-0757.2010.00346.x
[2] Maclean M et al. High-intensity narrow-spectrum light and bacterial inactivation. Journal of Hospital Infection. DOI: 10.1016/j.jhin.2010.03.014
[3] Sgolastra F et al. Adjunctive photodynamic therapy in periodontal treatment. Journal of Clinical Periodontology. DOI: 10.1111/jcpe.12094
[4] Al-Habashneh R et al. Photodynamic therapy in periodontal diseases. Quintessence International.
[5] Huang YY et al. Photothermal and photodynamic mechanisms. Lasers in Medical Science. DOI: 10.1007/s10103-011-0932-6
[6] Hamblin MR. Photobiomodulation and inflammation. AIMS Biophysics. DOI: 10.3934/biophy.2017.3.337
[7] Karu TI. Mitochondrial signaling and light therapy. Photochemistry and Photobiology. DOI: 10.1111/j.1751-1097.2008.00394.x
[8] Marsh PD. Dental plaque as a biofilm. BMC Oral Health. DOI: 10.1186/1472-6831-6-S1-S14
[9] Van der Weijden FA, Slot DE. Oral hygiene and periodontal disease prevention. Periodontology 2000. DOI: 10.1111/j.1600-0757.2009.00337.x









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