Le traitement de la parodontite évolue
Le contrôle mécanique du biofilm reste la base.
Mais de plus en plus, l’attention se porte sur des thérapies complémentaires capables de soutenir davantage la réduction de l’inflammation et de la charge bactérienne.
Une revue récente confirme cette tendance.
La thérapie photodynamique y est décrite comme prometteuse, mais hétérogène.
C’est exact.
Mais peut-être aussi incomplet.
Le problème ne réside peut-être pas dans la thérapie
Lorsque l’on analyse la littérature sur la thérapie photodynamique, un schéma récurrent apparaît :
- les applications sont souvent réalisées au fauteuil
- généralement en une seule séance ou en nombre limité
- avec une grande variabilité des sources lumineuses, photosensibilisateurs et protocoles
Le résultat ?
👉 Des résultats difficiles à comparer
👉 Et donc qualifiés d’« hétérogènes »
Mais cela soulève une question essentielle :
Évaluons-nous la thérapie… ou la manière dont elle est utilisée ?
La parodontite n’est pas un événement ponctuel
D’un point de vue biologique, la réponse est claire.
Le biofilm et l’inflammation sont des processus continus et dynamiques.
Ils se développent chaque jour, même chez les patients ayant une bonne hygiène bucco-dentaire.
Le traitement professionnel est essentiel.
Mais il intervient à des moments précis.
Entre ces consultations, une période s’installe durant laquelle :
- le biofilm se réorganise
- les processus inflammatoires peuvent se réactiver
👉 Et c’est précisément là que se joue souvent la différence en termes de résultats cliniques.
Que dit l’évidence clinique récente ?
De nouvelles études commencent à combler cet écart.
L’étude HOPE-CP avec Lumoral, publiée en early view dans le Journal of Periodontology, a évalué l’effet d’une utilisation quotidienne à domicile d’une thérapie dual-light chez des patients en phase de maintenance.
Les résultats montrent :
- une réduction significative des saignements (BOP)
- une diminution de l’indice de plaque
- une réduction des poches résiduelles
Plus important encore :
ces effets ont été obtenus entre les consultations, dans la routine quotidienne du patient.
Accéder à l’étude : cliquez ici.
Par ailleurs, des études antérieures utilisant le même concept et le même dispositif rapportent des résultats similaires, suggérant une reproductibilité lors d’une utilisation répétée.
Un changement de paradigme
La question n’est donc pas seulement :
👉 La thérapie photodynamique fonctionne-t-elle ?
Mais plutôt :
👉 Quand et à quelle fréquence doit-elle être appliquée pour être pertinente ?
L’approche classique considère la PDT comme un complément ponctuel.
Les nouvelles perspectives la positionnent davantage comme une thérapie de soutien quotidienne, visant un contrôle continu du biofilm.
Cela correspond mieux à la biologie de la maladie.
Conclusion
La littérature actuelle a raison :
la thérapie photodynamique est prometteuse, mais les résultats sont variables.
Cependant, cette variabilité semble largement influencée par :
- la fréquence d’application
- le protocole
- le contexte (au cabinet vs à domicile)
Les études récentes montrent qu’une application standardisée et répétée peut apporter des bénéfices cliniques cohérents.
L’avenir des soins parodontaux ne repose peut-être pas uniquement sur de nouvelles technologies,
mais sur la manière dont nous intégrons les thérapies existantes dans la vie quotidienne du patient.
Lumoral est un dispositif médical marqué CE (Classe IIa – CE0598).
Source:
de Molon RS et al. Adjunctive Therapies in Periodontitis: Current Concepts and the Future. Journal of Periodontal Research, 2026.
DOI: 10.1111/jre.70060









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