Source: Från osynligt hot till trygg behandling: Så minskar vi aerosoler
par Wiam Abdulghani (Dental hygienist, Educator, étudiante en master de santé publique),
publié sur Lumoral.se.
Chaque fois que nous utilisons un détartreur à ultrasons, des instruments à haute vitesse ou des embouts de prophylaxie, la salle de soins se remplit de petites particules invisibles, des aérosols et des éclaboussures. Ces particules ne sont pas seulement composées d’eau et de salive, mais peuvent également contenir des bactéries et des virus. Pour ceux d’entre nous qui travaillent à proximité de la bouche du patient, il est donc important de comprendre comment ces petits nuages se propagent et comment nous pouvons protéger à la fois nous-mêmes et nos patients.
Jusqu’où se propagent les bactéries ?
La plus grande quantité de bactéries se trouve près de la tête du patient, en particulier dans un rayon d’environ 80 centimètres au-dessus de la poitrine et près du plateau d’instruments. Dès 1,5 mètre de distance, les niveaux bactériens diminuent jusqu’aux niveaux de fond de la pièce, ce qui montre que le risque infectieux est principalement local et décroît rapidement avec la distance. Les aérosols générés lors des traitements dentaires peuvent contenir à la fois des bactéries provenant de la bouche et de la peau du patient, ainsi que des bactéries véhiculées par l’eau provenant des conduites de l’unité dentaire.
Capturer les aérosols à la source
La manière la plus efficace de réduire le risque infectieux consiste à capturer les aérosols aussi près que possible de la source. Une aspiration à haut volume peut réduire la contamination par aérosols de plus de 90 à 95 pour cent lorsqu’elle est utilisée correctement, tandis qu’une aspiration à faible volume ou la simple aspiration salivaire n’offre pas une protection suffisante. L’utilisation d’une digue est également très efficace lors des traitements restaurateurs, car elle élimine presque totalement la contamination par la salive et le sang.
Combinaison de mesures
Le rinçage buccal avant le traitement est un moyen efficace de réduire le risque de contamination. Des bains de bouche antiseptiques, par exemple à base de povidone iodée ou de peroxyde d’hydrogène, peuvent réduire de manière significative la quantité de bactéries présentes dans les aérosols. Pour les virus, y compris le SARS-CoV-2, la povidone iodée et le peroxyde d’hydrogène sont plus efficaces que certains autres agents.
Purification technique de l’air
Des solutions techniques telles que les filtres HEPA et la purification de l’air par UV peuvent améliorer davantage la qualité de l’air, mais ces systèmes agissent uniquement après que les aérosols se sont déjà dispersés dans la pièce et ne remplacent pas un contrôle à la source ni une ventilation adéquate.
Lumoral comme complément préopératoire
En complément du rinçage buccal préopératoire, un embout clinique antibactérien activé par la lumière tel que Lumoral peut être utilisé afin de réduire les bactéries dans le biofilm avant le traitement. Cela peut contribuer à diminuer la charge bactérienne dans la cavité buccale et ainsi potentiellement réduire le risque de contamination par aérosols pendant les soins.
Conclusion
Bien que nous ne puissions pas éviter complètement les aérosols visibles ou invisibles, ceux-ci ne doivent pas être dangereux lorsqu’ils sont gérés avec les connaissances, les technologies et une application systématique appropriées. En travaillant de manière préventive et en maîtrisant les risques à la source, il est possible de garantir des soins dentaires sûrs pour les patients comme pour le personnel.









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