L’immunothérapie agit en stimulant le système immunitaire, notamment par l’intermédiaire des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire tels que les anti-PD-1, anti-PD-L1 et anti-CTLA-4. Chez certains patients, cette activation peut perturber la tolérance immunitaire et provoquer des réactions inflammatoires dans des tissus sains, y compris la muqueuse buccale, les gencives et les glandes salivaires. Ces réactions sont appelées effets indésirables immuno-médiés.
Des revues systématiques rapportent divers effets buccaux associés à l’immunothérapie, tels que la stomatite, la mucosite, la gingivite, l’aggravation de la parodontite, des ulcérations douloureuses, une sécheresse buccale et des troubles du goût. Des lésions lichénoïdes et des syndromes secs de type Sjögren ont également été décrits.
Bien que rarement graves, ces manifestations peuvent altérer fortement la qualité de vie. La douleur, les difficultés à s’alimenter et le risque accru d’infections sont fréquemment observés. Les données montrent également que des pathologies buccales préexistantes peuvent s’aggraver au cours de l’immunothérapie.
Les recommandations internationales de l’ASCO, de l’ESMO et de la MASCC insistent sur la détection précoce et la prise en charge des effets indésirables buccaux. Un examen bucco-dentaire avant le traitement, une hygiène quotidienne rigoureuse et un suivi régulier sont essentiels.
Conclusion
Lumoral est un dispositif médical marqué CE (Classe IIa – CE0598) destiné à la prévention et au traitement des inflammations gingivales et des infections buccales.
Notes
• Management of immune checkpoint inhibitor toxicities, Annals of Oncology, 2016
• Oral adverse events and immunotherapy, Medicina Oral, 2022
• Sicca syndrome and immunotherapy, Clinical and Experimental Rheumatology, 2019









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